Diffusion 17.01.2026
Un mouvement discret mais bien réel voit de plus en plus de jeunes réapparaître dans les églises. A Bienne comme ailleurs, cette tendance est confirmée par Marie Mazaudier Nüesch, animatrice en pastorale jeunesse à la Paroisse catholique francophone. Elle observe que certains jeunes viennent de leur propre initiative, sans pression familiale ni parcours catéchétique classique, pour s’informer, rejoindre un groupe ou demander un sacrement.
Ecoutez l’intégralité de la chronique :

Ces jeunes ont des profils variés: baptisés ou non, parfois issus d’autres religions, mais tous animés par une quête personnelle de sens, souvent liée à une rencontre intime avec Dieu. Ils ne cherchent pas forcément à intégrer une communauté, mais un approfondissement spirituel. Le contexte social joue souvent un rôle important dans leur démarche: la perte de repères, le mal-être et la confrontation à des camarades vivant leur foi de manière affirmée les interpellent.
L’absence de bagage religieux n’est pas un obstacle. Les paroisses s’adaptent en proposant des espaces adaptés en fonction de leur âge, en organisant des soirées de discussion, incluant des temps fraternels, de prière et un repas pris en commun. Ces rencontres portent leurs fruits, avec une augmentation progressive du nombre de participants.
Aujourd’hui, la Paroisse catholique de Bienne compte trois groupes de jeunes. Un pour les 12-14 ans, un deuxième pour les 15-17 ans et un troisième pour les 18-25 ans. Chacun se retrouve au rythme d’une fois par mois. Le mercredi après-midi pour les plus jeunes, en soirée pour les plus âgés.


Au-delà des chiffres, l’Eglise apparaît pour eux comme un lieu proposant un chemin d’espérance, de sens et de bonheur, choisi librement et non par tradition.
