Diffusion 21.03.2026
À Bienne, de récentes discussions au conseil de ville mettent en question l’avenir de l’utilisation du Terrain Gurzelen : ce lieu d’expérimentation autogéré qui stimule la créativité – autant donc que les débats. C’était l’occasion de revenir sur les spécificités de cet endroit et sur ce qui en fait la richesse en compagnie d’un anthropologue: Marc Tadorian.
Ecoutez l’intégralité de la chronique :

Marc Tadorian est anthropologue et chercheur à la Haute école de travail social de Fribourg. C’est dans cette optique qu’il s’est intéressé à cet espace multiple, autour duquel gravitent près de 50 projets différents. Mais il n’a pas qu’un intérêt scientifique pour le lieu puisqu’il l’a découvert à travers une utilisation très concrète, et quotidienne: avec ses enfants.

Il a ainsi découvert un véritable laboratoire parce que le terrain rend possibles beaucoup d’utilisations différentes, mais aussi parce qu’il constitue un vrai espace de liberté et de création, pour les petits et pour les grands. Le Terrain Gurzelen contribue de plus, aujourd’hui, et comme d’autres lieux un peu « en marge » tels que la Coupole ou le X-Project, à l’attractivité de la ville de Bienne.

Mais l’avenir du Terrain Gurzelen est aujourd’hui incertain. La question qui se pose, c’est alors de savoir ce que l’on veut faire de cet espace ainsi que des pratiques et des connaissances qui s’y sont développées, depuis 2017. Mais la question est aussi de savoir, de façon plus générale, ce qui constitue un bien commun.

