Diffusion 28.03.2026

A Bienne, dans le quartier de Madretsch, la maison des Sœurs de Saint-Paul de Chartres ne se distingue pas des autres. Pourtant, derrière ces murs, une présence discrète perdure depuis plus d’un demi-siècle. Aujourd’hui, la communauté ne compte plus que deux religieuses. Sœur Angèle et Sœur Marianne poursuivent une mission héritée d’une longue tradition de service.

Ecoutez l’intégralité de la chronique :

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Soeur Angèle, à gauche, et Soeur Marianne, qui forment la communauté biennoise des Soeurs de St-Paul de Chartres, entourent Soeur My-Lan, soeur supérieure pour la Suisse.

Arrivées à Bienne en 1969 pour travailler notamment comme infirmières à ce que l’on appelait encore l’hôpital des Tilleuls, les sœurs se sont engagées dans les soins, l’accompagnement et l’entraide. Leur mission s’adapte aux besoins du moment et du lieu où elles vivent.

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Les Soeurs de St-Paul ont célébré, l’an dernier, leurs 125 ans de présence en Suisse. A cette occasion, un ouvrage commémoratif a été édité.

Au quotidien, leur engagement se vit dans des gestes simples: rencontrer des habitants, accompagner des personnes chez le médecin ou à l’église ou encore rendre service lorsque quelqu’un appelle à l’aide. «Je suis allée accompagner une dame qui n’avait pas beaucoup de force pour aller jusqu’à Lausanne», raconte ainsi Sœur Angèle, illustrant cette disponibilité de tous les instants.

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Chaque matin, Sœur Marianne et Sœur Angèle se retrouvent à la chapelle installée au dernier étage de leur maison pour un temps de prière d’une heure ou plus.

Même à deux, elles continuent de former une communauté, rythmée par la prière et la vie partagée. Et si les vocations se font plus rares, la congrégation, présente dans de nombreux pays et forte de 4300 soeurs, reste internationale – Soeur Angèle est d’origine malgache – et interculturelle.