Diffusion 20.06.2026

La notion de « peuple élu » a une longue histoire, tantôt pour donner une cohérence à une communauté, tantôt pour faire preuve d’humilité – mais souvent aussi pour justifier certains actes de domination. Pierre Bühler est professeur honoraire de théologie et il a longtemps travaillé sur ces questions. Il livre ici le fruit d’une réflexion passionnante et, dans le contexte actuel, particulièrement éclairante.

Ecoutez l’intégralité de la chronique :

buehlerpierre
Pierre Bühler, professeur honoraire de théologie systématique des Faculté de théologie de Neuchâtel et Zurich

L’origine de l’idée de « peuple élu » est biblique. Mais elle contient dès le départ une grande complexité et semble paradoxale. Cela tout d’abord parce que le peuple élu est originellement faible, privé de sa puissance, et qu’il se réconforte dans cette élection et dans cette obéissance. C’est elle qui lui confère une certaine grandeur.

Mais la notion de peuple élu est ambiguë aussi parce qu’elle est synonyme d’humilité – elle implique tout le contraire d’un droit à la domination et à la violence.

personnages
Selon Pierre Bühler, la notion d’élection devrait davantage être une invitation au partage, qu’à la domination

Cette idée de « peuple élu » peut ainsi, selon Pierre Bühler, également nous aider à trouver des solutions pacifiques dans le cadre du conflit israélo-palestinien. Elle peut en effet se comprendre comme une invitation au partage.

Vous pouvez accéder à certains articles de Pierre Bühler en libre accès ici: https://www.reformes.ch/auteur/pierre-buhler